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Le vertige est pour le mental qui s’arrêtant, cherche son positionnement.

— Le vertige est pour le mental qui s’arrêtant, cherche son positionnement.

20/05/21

Le vertige est pour le mental qui s’arrêtant, cherche son positionnement.

« Voir dans sa propre nature » toutes les littératures du Dyana Indien, du Tchan Chinois et du Zen Sud Asiatique, sont parsemées par cette expression centrale.

Comment et quoi voir ?

Tant que l’on n’a pas vu, ces questions remontent à la surface.

Dès que l’on a vu, elles se volatilisent.

Il est un autre chemin pour nous faire sentir de quoi il s’agit :

Tout le vivant, y compris la plus petite partie de ce qui vit, depuis toujours, est serein et non-troublé, pur et non souillé.

Cela n’appartient à aucune des catégories que nous avons coutume de produire.

Rien dans ce qui est ne s’accroche à l’instant qui passe !

Tout coule dans une perpétuelle transformation dans la « durée » !

Rien ne se met en avant !

Tout se donne dans l’intrication globale !

Rien ne laisse de trace !

Tout ne fait que passer !

Il n’y a pas de volonté séparée au « possible » qui se déroule !

Tout se crée spontanément, naturellement !

Rien n’a de but ou de stratégie idéalisant une finalisation !

Spinoza disait, en parlant de cette Nature, je parle de Dieu.

Les Maître Zen disent, en parlant de la Nature, nous parlons de notre Etre.

Voir en sa propre nature, c’est avoir la vision que rien en moi ne laisse de trace, il y a donc une vision que rien ne perdure dans la durée.

Plus profond encore, il y a une véritable vision, mais personne en tant qu’ « identité séparée » ne voit quoi que ce soit.

Etre éveillé, c’est voir cette grande réalité physique et métaphysique continuellement, sans qu’il y ait pour autant  rien qui ne soit vu.

Le dualisme sujet/objet à disparu – il n’y a plus le voyant, la vision et ce qui est vu … il ne reste plus que la s« vision vivante » (intégrante, englobante).

Pour voir en sa propre nature, il nous faut impérativement « Lâcher-prise » sur toute notre mentalisation dualiste qui ne peut voir qu’à partir d’éléments artificiellement séparés, puis comparés et hiérarchisés –  le tout mis en place dans un espace et un temps par des séquences toutes aussi artificielles, qui fabriquent notre mémoire.

Notre histoire est donc illusoire, dans ce nulle part insondable dans lequel nous nous déployons éternellement.

Tout voir vraiment à partir de sa propre nature, c’est devenir illimité !

Bon Zazen, Philippe.